Le commerce électronique révolutionne les structures du commerce et de l'entreprise. Il déplace les chaînes de valeur économique vers le client et renforce la valeur ajoutée des services. Il raccourcit les chaînes fonctionnelles, supprime les intermédiaires et permet à l'entreprise de renforcer son emprise vers le marché. Ou au contraire, de lui substituer de nouveaux acteurs qui savent créer de nouveaux services et de nouvelles valeurs pour le client final.
Les modèles économiques les plus avancés réalisent plus de 70% de leur activité dans ces nouvelles formes de commerce. Ce déplacement du lieu de la compétition oblige les acteurs traditionnels à un rattrapage, au risque d'être marginalisés dans la nouvelle économie. Celle-ci représente aujourd'hui moins de 5% des échanges mondiaux, mais représentera plus de 20% du commerce interentreprises en 2003.
Après avoir grossi très (trop ?) rapidement, la "bulle Internet" s'est dégonflée en 2001, rappelant les acteurs économiques à plus de bon sens. Comment rester dans le peloton des leaders en évitant les risques du mirage technologique ?
Les pure players de la nouvelle économie, créés sur de nouveaux concepts de commerce ou de services, ont découvert à la fin 1999 qu'une des clefs de succès du commerce électronique est la maîtrise de la chaîne logistique, qui pèse finalement plus lourd que l'originalité du concept. L'avantage est soudain rendu aux entreprises de la distribution traditionnelle (VPC et GS) qui maîtrisent la logistique de la distribution et des services pour en avoir fait, depuis 15 ans l'élément clef de leur distinctivité.
Les nouvelles formes du commerce automobile touchent déjà 70% des acheteurs américains. Comment faire évoluer la distribution, qui représente le premier poste de coût des constructeurs, pour intégrer ces nouvelles formes de transaction ?
L'autre élément clef du commerce est la sécurisation des paiements, vrai frein de la généralisation du commerce en ligne. Les banques apparaissaient comme les acteurs incontournables du processus d'intermédiation financière. Elles se trouvent en concurrence avec l'innovation des industriels de la carte à puce qui ont développé les OS sécurisés et les solutions de cryptage, et plus récemment avec les tentatives de mainmise des opérateurs Télécom qui s'insèrent dans la chaîne d'échange comme des tiers de confiance inattendus.
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